Méditation chrétienne

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 Benoît XVI et le silence intérieur

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myriam

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MessageSujet: Benoît XVI et le silence intérieur   Ven 22 Fév 2013 - 10:11

Il est évidemment beaucoup question du pape Benoït XVI dans l'actualité d'aujourd'hui et tant mieux pour moi qui découvre petit à petit la pensée et la spiritualité de cet homme dont je ne savais pas grand chose au fond ( même si j'ai toujours eu un petit faible pour son sourire si doux et humble....)

J'ai donc les derniers temps plusieurs fois entendu parler de ses appels au silence. J'ai fait quelques recherches sur internet et j'ai trouvé cet article .Si vous en avez d'autres ils sont les bienvenus .

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Citation :
La confiance en Dieu mûrit dans le silence
Catéchèse de Benoît XVI sur la prière du Christ


ROME, mercredi 7 mars 2012 (ZENIT.org) – La confiance en Dieu mûrit dans le silence, a expliqué Benoît XVI dans sa catéchèse de ce mercredi 7 mars, place Saint-Pierre (cf. « Documents pour le texte intégral en français).

Le pape a en effet donné ce mercredi matin la dernière catéchèse sur la prière du Christ en parlant du silence de Dieu, du silence du Christ, du silence nécessaire au chrétien.

Réapprendre le silence

Il invite à « réapprendre le silence, l’ouverture à l’écoute, pour nous ouvrir à l’autre, à la parole de Dieu ». Il explique : « Les évangiles présentent souvent Jésus, surtout au moment des choix décisifs, se retirant seul dans un lieu à l’écart des foules et de ses disciples pour prier dans le silence et vivre son rapport filial avec Dieu. Le silence est capable de creuser un espace intérieur au plus profond de nous-mêmes, pour y faire habiter Dieu, afin que sa parole demeure en nous, pour que notre amour pour lui s’enracine dans notre esprit et dans notre cœur et anime notre vie ».

Il évoque ensuite « une seconde relation du silence avec la prière » : « Ce n’est pas seulement notre silence qui nous dispose à l’écoute de la Parole de Dieu ; souvent, dans notre prière, nous nous trouvons confrontés au silence de Dieu, nous éprouvons presque un sentiment d’abandon, il nous semble que Dieu ne nous écoute pas et ne nous répond pas. Mais ce silence de Dieu, comme pour Jésus, n’est pas le signe de son absence ».

Le silence de Dieu, pour le connaître

« Le chrétien sait bien, insiste le pape, que le Seigneur est présent et qu’il écoute, même dans l’obscurité de la douleur, du refus et de la solitude. Jésus donne à ses disciples, et à chacun de nous, l’assurance que Dieu connaît bien nos besoins, dans toutes les situations de notre vie. Il enseigne les disciples : « Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N’allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6, 7-8) ».

« Un cœur attentif, silencieux, ouvert est plus important que beaucoup de paroles. Dieu nous connaît jusqu’à l’intime, mieux que nous-mêmes, et il nous aime : le savoir doit nous suffire », ajoute le pape avant de citer l’exemple de Job : « En peu de temps, cet homme perd tout : ses proches, ses biens, ses amis, sa santé ; le comportement de Dieu envers lui semble vraiment être un abandon, un silence total. Et pourtant, dans son rapport à Dieu, Job lui parle et crie vers lui : malgré tout cela, dans sa prière, il garde sa foi intacte et, à la fin, il découvre la valeur de son expérience et du silence de Dieu. Et ainsi, s’adressant au Créateur, il peut enfin conclure : « Je ne te connaissais que par ouïe dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu » (Jb 42, 5) ».

Le pape revient à la situation des baptisés : « Nous tous, dans l’ensemble, nous connaissons Dieu seulement par ouïe dire et, plus nous sommes ouverts à son silence et à notre silence, plus nous commençons à le connaître réellement. Cette confiance extrême qui s’ouvre à une rencontre profonde avec Dieu a mûri dans le silence ».

Anita Bourdin
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MessageSujet: Re: Benoît XVI et le silence intérieur   Jeu 28 Fév 2013 - 8:17

Merci Myr . . .
Vous trouverez ci-dessous la cathéchèse de Benoit XVI en entier . . .
Pour ma part, je suis "sciée" de lire ces pensées qui nous parlent entre autre de prière continuelle . . . Bref, je vous en laisse découvrir la richesse et l profondeur . . .

Chers frères et sœurs,

Dans une série de catéchèses précédentes, j’ai parlé de la prière de Jésus et
je ne voudrais pas conclure cette réflexion sans m’arrêter brièvement sur le
thème du silence de Jésus, si important dans la relation avec Dieu.

Dans l’Exhortation apostolique post-synodale Verbum
Domini
, j’avais fait référence au rôle que le silence assume dans la vie
de Jésus, surtout sur le Golgotha : « Nous nous trouvons ici face au “langage de
la croix” (1 Co 1, 18). Le Verbe se tait, il devient silence de mort,
car il s’est “dit” jusqu’à se taire, ne conservant rien de ce qu’il devait
communiquer » (n. 12). Face à ce silence de la croix, saint Maxime le Confesseur
place sur les lèvres de la Mère de Dieu l’expression suivante : « Elle est sans
parole, la Parole du Père, qui a fait toute créature qui parle; sans vie sont
les yeux éteints de celui dont la moindre parole et le moindre geste fait
mouvoir tout ce qui est en vie » (La vie de Marie, n. 89 : Testi
mariani del primo millennio
, 2, Rome 1989, p. 253).

La croix du Christ ne montre pas seulement le silence de Jésus comme sa
dernière parole au Père, mais elle révèle aussi que Dieu parle à travers
le silence : « Le silence de Dieu, l’expérience de l’éloignement du
Tout-Puissant et du Père est une étape décisive du parcours terrestre du Fils de
Dieu, Parole incarnée. Pendu au bois de la croix, il a crié la douleur qu’un tel
silence lui causait : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?”
(Mc 15, 34 ; Mt 27, 46). Persévérant dans l’obéissance jusqu’à
son dernier souffle de vie, dans l’obscurité de la mort, Jésus a invoqué le
Père. C’est à Lui qu’il s’en remet au moment du passage, à travers la mort, à la
vie éternelle : “Père, entre tes mains je remets mon esprit” (Lc 23,
46) » (Exhort. ap. Post-syn. Verbum
Domini
, n. 21). L’expérience de Jésus sur la croix est profondément
révélatrice de la situation de l’homme qui prie et du sommet de l’oraison :
après avoir écouté et reconnu la Parole de Dieu, nous devons nous mesurer aussi
au silence de Dieu, expression importante de la Parole divine elle-même.

La dynamique de la parole et du silence, qui marque la prière de Jésus dans
toute son existence terrestre, surtout sur la croix, touche aussi notre vie de
prière dans deux directions.

La première est celle qui concerne l’accueil de la Parole de Dieu. Le silence
intérieur et extérieur est nécessaire pour que cette parole puisse être
entendue. Et c’est un point particulièrement difficile pour nous à notre époque.
En effet, notre époque ne favorise pas le recueillement et l'on peut même avoir
parfois l’impression qu’il existe une peur de se détacher, même pour un instant,
du fleuve de paroles et d’images qui marquent et remplissent les journées. C’est
pourquoi dans l’Exhortation Verbum
Domini
que j’ai déjà mentionnée, j’ai rappelé la nécessité de s’éduquer
à la valeur du silence : « Redécouvrir le caractère central de la Parole de Dieu
dans la vie de l’Eglise veut dire redécouvrir le sens du recueillement et de la
paix intérieure. La grande tradition patristique nous enseigne que les mystères
du Christ sont liés au silence; par lui seul, la Parole peut faire en nous sa
demeure, comme chez Marie, qui est inséparablement la femme de la Parole et du
silence » (n. 66). Ce principe — que sans le silence, on n’entend pas, on
n’écoute pas, on ne reçoit pas une parole — vaut surtout pour la prière
personnelle, mais aussi pour nos liturgies : pour faciliter une écoute
authentique, elles doivent être aussi riches de moments de silence et d’accueil
sans parole. La remarque de saint Augustin est toujours valable Verbo
crescente, verba deficiunt
— « Quand le Verbe de Dieu augmente, les paroles
de l’homme manquent » (cf. Sermons 288,5 : pl 38, 1307 ; Sermons 120, 2 :
pl 38,677). Les Evangiles
présentent souvent, surtout au moment de choix décisifs, Jésus qui se retire
seul dans un lieu à l’écart de la foule et de ses propres disciples pour prier
dans le silence et vivre sa relation filiale avec Dieu. Le silence est capable
de creuser un espace intérieur au plus profond de nous-mêmes, pour y faire
habiter Dieu, pour que sa Parole demeure en nous, pour que l’amour pour Lui
s’enracine dans notre esprit et notre cœur, et anime notre vie. La première
direction est donc de réapprendre le silence, l’ouverture pour l’écoute, qui
nous ouvre à l’autre, à la Parole de Dieu.

Il existe toutefois également une deuxième relation importante entre le
silence et la prière. En effet, il n’existe pas seulement notre silence pour
nous disposer à l’écoute de la Parole de Dieu. Souvent, dans notre prière, nous
nous trouvons face au silence de Dieu, nous éprouvons presque un sentiment
d’abandon, il nous semble que Dieu n’écoute pas et ne répond pas. Mais ce
silence de Dieu, comme cela a été le cas également pour Jésus, n’exprime pas son
absence. Le chrétien sait bien que le Seigneur est présent et écoute, même dans
l’obscurité de la douleur, du refus et de la solitude. Jésus rassure ses
disciples et chacun de nous que Dieu connaît bien nos nécessités à tout moment
de notre vie. Il enseigne aux disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas
comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne
les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que
vous l'ayez demandé » (Mt 6, 7-8) : un cœur attentif, silencieux,
ouvert est plus important que de nombreuses paroles. Dieu nous connaît
intimement, plus que nous-mêmes, et nous aime : savoir cela doit être suffisant.
Dans la Bible, l’expérience de Job est particulièrement significative à ce
propos. En peu de temps, cet homme perd tout : sa famille, ses biens, ses amis,
sa santé : il semble véritablement que l’attitude de Dieu envers lui soit celle
de l’abandon, du silence total. Pourtant Job, dans sa relation avec Dieu, parle
avec Dieu, crie à Dieu ; dans sa prière, en dépit de tout, il conserve intacte
sa foi et, à la fin, il découvre la valeur de son expérience et du silence de
Dieu. Et ainsi, à la fin, s’adressant au Créateur, il peut conclure : « Je ne te
connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu » (Jb
42, 5) : nous connaissons presque tous Dieu uniquement par ouï-dire et plus nous
sommes ouverts à son silence et à notre silence, plus nous commençons à le
connaître véritablement. Cette extrême confiance qui s’ouvre à la rencontre
profonde avec Dieu a mûri dans le silence. Saint François-Xavier priait en
disant au Seigneur : je t’aime non parce que tu peux me donner le paradis ou me
condamner à l’enfer, mais parce que tu es mon Dieu. Je t’aime parce que tu es
Toi ».

En nous approchant de la conclusion des réflexions sur la prière de Jésus,
nous reviennent à l’esprit certains enseignements du Catéchisme de l’Eglise
catholique
: « Le drame de la prière nous est pleinement révélé dans le
Verbe qui s’est fait chair et qui demeure parmi nous. Chercher à comprendre sa
prière, à travers ce que ses témoins nous en annoncent dans l’Evangile, c’est
nous approcher du Saint Seigneur Jésus comme du Buisson ardent : d’abord le
contempler lui-même en prière, puis écouter comment il nous enseigne à prier,
pour connaître enfin comment il exauce notre prière » (n. 2598). Et comment
Jésus nous enseigne-t-il à prier? Dans le Compendium
du catéchisme de l’Eglise catholique
, nous trouvons une réponse claire :
« Jésus nous enseigne à prier non seulement avec la prière du Notre Père » —
certainement l’acte central de l’enseignement sur la façon de prier — « mais
aussi quand il est en prière. De cette manière, en plus du contenu de la prière,
il nous enseigne les dispositions requises pour une prière vraie: la pureté du
cœur qui cherche le Royaume et qui pardonne à ses ennemis, la confiance
audacieuse et filiale qui va au-delà de ce que nous ressentons et comprenons, la
vigilance qui protège le disciple de la tentation » (n. 544).

En parcourant les Evangiles, nous avons vu que le Seigneur est, pour notre
prière, un interlocuteur, un ami, un témoin et un maître. En Jésus se révèle la
nouveauté de notre dialogue avec Dieu : la prière filiale, que le Père attend de
ses enfants. Et nous apprenons de Jésus que la prière constante nous aide à
interpréter notre vie, à effectuer nos choix, à reconnaître et à accueillir
notre vocation, à découvrir les talents que Dieu nous a donnés, à accomplir
quotidiennement sa volonté, unique voie pour réaliser notre existence.

A nous, qui sommes souvent préoccupés par l’efficacité concrète et les
résultats concrets que nous obtenons, la prière de Jésus indique que nous avons
besoin de nous arrêter, de vivre des moments d’intimité avec Dieu, « en nous
détachant » du vacarme de chaque jour, pour écouter, pour aller à la « racine »
qui soutient et nourrit la vie. Un des moments les plus beaux de la prière de
Jésus est précisément quand, pour affronter les maladies, les difficultés et les
limites de ses interlocuteurs, il s’adresse à son Père en prière et enseigne
ainsi à ceux qui sont autour de lui où chercher la source pour obtenir
l’espérance et le salut. J’ai déjà rappelé, comme un exemple émouvant, la prière
de Jésus devant la tombe de Lazare. L’évangéliste Jean raconte : « On enleva
donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : “Père, je te rends
grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien moi que tu m’exauces toujours;
mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils
croient que tu m’as envoyé”. Après cela il cria d’une voix forte : “Lazare,
viens dehors !” » (Jn 11, 41-43). Mais Jésus atteint le point qui
possède la plus grande profondeur dans la prière au Père, au moment de sa
Passion et de sa Mort, où il prononce le « oui » extrême au projet de Dieu et
montre que la volonté humaine trouve son accomplissement précisément dans la
pleine adhésion à la volonté divine et non dans l’opposition. Dans la prière de
Jésus, dans son cri au Père sur la croix, se rejoignent « toutes les détresses
de l’humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les
demandes et les intercessions de l’histoire du salut... Voici que le Père les
accueille et, au-delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant son Fils.
Ainsi s’accomplit et se consomme le drame de la prière dans l’économie de la
création et du salut » (Catéchisme de l’Eglise
catholique,
n. 2606
).

* * *

Chers frères et sœurs, je désire à présent saluer, avec une affection
fraternelle, Sa Béatitude Nerses Bedros XIX Tarmouni, patriarche de Cilicie des
Arméniens catholiques, et les évêques venus à Rome de divers continents pour la
célébration du synode. Je leur exprime ma sincère gratitude pour la fidélité au
patrimoine de leur vénérable tradition chrétienne et au Successeur de l’Apôtre
Pierre, une fidélité qui les a toujours soutenus dans les innombrables épreuves
de l’histoire. J’accompagne par ma prière fervente et ma Bénédiction apostolique
les travaux synodaux, en souhaitant qu’ils puissent favoriser encore plus la
communion et l’entente entre les pasteurs, de manière à ce qu’ils sachent guider
avec un élan évangélique renouvelé les catholiques arméniens sur les sentiers
d’un témoignage généreux et joyeux au Christ et à l’Eglise. Alors que je confie
le Synode arménien à l’intercession maternelle de la Très Sainte Mère de Dieu,
j’étends ma pensée dans la prière aux régions du Moyen-Orient, en encourageant
les pasteurs et tous les fidèles à persévérer avec espérance face aux graves
souffrances qui frappent ces chères populations.

Le Seigneur vous bénisse.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, particulièrement les
diacres et les jeunes prêtres, et les jeunes présents. Jésus nous enseigne la
nécessité de rompre avec nos préoccupations d’efficacité et de résultats pour
vivre des moments d’intimité avec Dieu. Puisse ce carême vous aider à découvrir
la valeur du silence. Il est la source qui soutient et nourrit notre vie.

Avec ma bénédiction pour vous tous !
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myriam

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MessageSujet: Re: Benoît XVI et le silence intérieur   Jeu 18 Mai 2017 - 21:56

Découverte de Hep aujourd'hui minirose .

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